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Pour la cour de récré de JB

 

Grands parents Funck

Mon grand-père Ernest avec ma grand-mère Madeleine en 1966.

Il s’appelait Ernest, c’était mon grand-père maternel.

Je rends souvent hommage à mes grands-parents sur ce blog. C’est l’occasion de parler de mon grand-père et de son prénom pour l’atelier d’écriture de jill-bill.
Je ne vais pas raconter toute sa vie, ce serait trop long, du moins ce dont je m’en souviens.
J’ai vécu chez mes grands-parents jusqu’à trois ans avec mes parents, crise du logement oblige en 1950 à ma naissance. Mon grand-père, bon-papa comme je l’appelais, c’était l’usage dans la famille, était un homme très bon et je voyais dans le couple qu’il formait avec ma grand-mère, bonne-maman, le couple idéal. Ils ont dû beaucoup s’aimer pour s’accrocher à cette longue vie de couple et se le disaient.
Bon-papa était Français. Il possédait ce style vieille France, dans laquelle maman a grandi et moi aussi par la suite. C’était un homme cultivé et vouait au Général de Gaulle une véritable adoration. Il avait la grande guerre 14-18, surtout à Verdun, où il a eu la croix de guerre, dont j’ai le certificat. Il était très discret à ce sujet et ce n’est qu’elle qu’il portait sur son veston et aucune autre décoration. A l’époque, en tant que Belge, je n’y connaissais rien, ce n’est que bien plus tard que j’ai mieux compris, aux environs de mes cinquante ans. Il est né comme ma grand-mère avant 1900. En écrivant ce siècle cela me fait tout drôle, car ils en ont vécu de nouvelles découvertes. Hélas aussi la seconde guerre mondiale qui firent de cette famille argentée, une famille différente.
Lorsque j’allais dans leur grande maison de maître située pas loin de l’actuelle grand immeuble du Marché Commun, à l’avenue Michel-Ange, j’aimais y aller, je me sentais chez moi.

Il avait une très belle voix et chantait des duos d’opéras ou d’opérette avec ma grand-mère qui avait tout de même eu un premier prix au Conservatoire de Bruxelles en tant que soprano.
Il faisait dans le passé avec ma grand-mère du théâtre d’amateur également. Il jouait au tennis, assurait les chevaux chez les propriétaires. Cela c’était lorsqu’ils étaient plus jeunes bien entendu. Ils recevaient beaucoup de monde à cette époque. J’arrête là mes souvenirs. Ma bonne-maman m’en parlait tellement de cette belle époque pour eux deux.
Il avait son bureau au rez-de-chaussée  surélevé, le salon à front de rue, où j’ai connu une société de déménageurs encore tiré par des chevaux. (si ma mémoire ne me fait pas faux bond).

Lorsqu’ils durent déménager, dans un tout petit appartement, près des squares Marguerite, Marie-Louise à Bruxelles, où se trouve une des plus belles maison Horta, toute étroite.
C’est dans cet appartement de la rue Jenneval que mes souvenirs sont les plus vivaces. Ne pouvant étudier chez mes parents pour les examens d’hiver en décembre, mais surtout ceux de fin d’année, les plus importants, j’avais pu obtenir de rester chez eux pendant quinze jours.

Auprès d’eux, je me sentais aimée, et puis j’étais dorlotée et cela faisait tellement du bien. Mon bon-papa et ma bonne-maman avaient des gestes tendres l’un vis à vis de l’autre. Ma bonne-maman prenait la tête mi-chauve de mon grand-père autour de ses bras, et elle lui disait : « J’ai si peur que tu partes avant moi ». Il la rassurait avec amour. A l’époque en tant qu’ancien assureur pour une société située à Paris, il avait encore des dossiers d’assurance-vie qu’il traitait et pour lequel il était payé. La retraite était petite, ma grand-mère n’ayant jamais travaillé. Donc, je le voyais travailler derrière son grand-bureau qu’il avait pu conserver, et sa machine à écrire, les toutes vieilles à touche, avec le levier retour-chariot. J’ai appris à taper sans regarder à l’école avec ce genre de machine. Cela donne aux doigts de la force à la frappe. Plus tard dans le notariat, j’en ai eu bien besoin avec les machines à boules IBM.

Il m’apprenait comment écrire une lettre, comment la rédiger. Les assurances ne m’intéressaient nullement alors qu’il aurait bien souhaité que j’y rentre. Il essayait de me convaincre de l’utilité des assurances-vie. Cela m’a vraiment marqué. Je n’ai jamais rien dit à son encontre, j’écoutais. Et à l’époque j’étais une jeune fille très timide.

Pour me faire plaisir, aussi bien l’un que l’autre, ils me préparaient ce que j’aimais. Ma grand-mère des pâtes au gratin, macaroni faite avec une sauce béchamel maison,  au gruyère qui filait et des morceaux de jambon. J’ai encore toujours le plat allongé dont il se servait en fonte rouge.🙂

Mon grand-père adorait me préparer un américain frites salade.  C’est un plat très belge.🙂
L’américain fait maison bien entendu avec du bœuf acheté dans l’avenue au coin de la rue, et passé dans une machine spéciale. Cela se fait encore à Anderlecht dans un restaurant où l’américain est préparé devant les clients pour en garantir la fraîcheur.
Il y mettait un jaune d’œuf, de la sauce anglaise, de la mayonnaise, pas de trop, sinon c’est pas bon, des câpres. J’espère ne rien avoir oublié. Ma grand-mère faisait les frites dans une casserole en fonte avec une grille. Elle était Liégeoise. Mon grand-père Parisien.

L’après-midi, lorsque j’étudiais pour mon examen du lendemain ou bien pour les deux lorsque c’étaient par exemple chimie et physique, ce n’étaient pas pour nous en section Sciences Économiques des cours importants, une heure par semaine, je me couchais à neuf heures et demie et le lendemain me levais à cinq heures. J’étais plus fraîche pour apprendre, ayant toujours eu une très mauvaise mémoire pour le par cœur.

Le soir je m’endormais, en écoutant la litanie du chapelet : Le rosaire et ensuite d’autres prières avec lesquelles je m’endormais comme une douce litanie.🙂
Ils étaient tous les deux catholiques, fervents de la Vierge Marie. Je devais les accompagner à la messe le dimanche, pour moi à l’époque un calvaire pour la messe. J’ai modifié toutes mes pensées à ce sujet dans les années 1990.
Il y avait les rites. Le repas était prêt, je mourrais de faim, et à l’époque nous devions rester à jeun pendant trois heures pour aller à communion. Ah ! les dogmes. Entre le protestantisme de mon père, le catholicisme de mes grands-parents, le ton était parfois rude, mais mon grand-père arrivait à se faire comprendre et se faire respecter dans leurs différences par un père totalement intolérant. Aujourd’hui je comprends mieux le discours de mon père à ce sujet, même si je suis restée chrétienne.

Je dormais dans leur salon, dans cet appartement, sur un lit-divan ancien ayant déjà servi pour un membre de la famille dans cette maison de maître. Mon grand-père venait me souhaiter bonne nuit, m’embrassait sur la joue, en me disant qu’il m’aimait. Il me faisait le signe de la croix sur le front. C’était leur foi et je la respectais. Aujourd’hui, j’y repense en l’écrivant avec beaucoup d’émotions.

Mon grand-père pour moi c’est l’homme le meilleur que j’aie connu dans mon existence et le seul. Si j’ai parlé des deux, c’est que pour moi l’un ne va pas sans l’autre. Ils sont en moi indissociables et unis. Et je ressens qu’ils sont là près de moi.

Geneviève

À propos de filamots

Sur le fil des mots. Je rassemble pour mes enfants, les textes anciens et nouveaux ainsi que futurs que je dépose sur ce blog. L'occasion pour moi de faire de belles rencontres virtuelles, et de m'améliorer dans l'écriture de quelques nouvelles lorsque l'inspiration est au rendez-vous. Je partage aussi ma passion pour la photographie en tant qu'amateur. Je suis autodidacte en informatique, lecture, musique, etc....

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  1. canelrg dit :

    Bravo je suis émue d’avoir lu ce texte hommage à ton grand père….C’est très beau d’en parler on sent l’amour que tu lui porte dans ces paroles…Bises amicales

    • filamots dit :

      Je te remercie beaucoup canelrg, et bienvenue sur ce blog🙂 Je suis contente d’avoir pu transmettre un petit peu ce que je ressens encore si longtemps après leur départ pour l’un puis pour l’autre.
      Bises amicales

  2. Joli portraits d’image et de mots. On se promène dans le souvenir, au gré des rues et des plats🙂

  3. Frieda dit :

    Bel hommage à tes grand-parents sur cette superbe page pleine de ton émotion
    On la partage
    Bisous
    Frieda

    • filamots dit :

      Merci Frieda,
      Ton prénom me rappelle une ancienne amie que la vie a éloigné tout simplement. Des déménagements de ma part etc…..
      Merci pour ta visite et ton commentaire.
      Bises
      Geneviève

  4. Aujourdh’ui c’est l’enterrement de ma tante, la sœur de ma mère, ça y est j’ai plus personne, plus de parents, plus d oncles et tantes du côté de ma mère,
    ma tante, est venue y a pas longtemps donc a l’enterrement de ma maman, c etait une famille de sept enfants, ma tante m’a dit, ça y est ils m’ont laissé toute seule, helas aujourdh’ui c’est elle qui part,
    et aujourd’hui le hazard c’est l’anniversaire de ma maman
    mardi j’ai été a l’enterrement d’un monsieur, c’était déchirant, les petits enfants ont fait un discours à leur papy, et ils ont mis la musique oh mon papa si beau si merveilleux, je n’ai pu retenir mes larmes,
    cette semaine malgré que je fais toujours des coms et jeu concours tu vois, mon cœur il est bien malade on dirait un gros sac à dos de chagrin et de pleurs, faut être forte comme on dit,
    j’essaie d’aller mettre quand même des coms aux gens, mais dur dur

    • filamots dit :

      Bonjour ma Julie,
      J’ai un peu attendu avant de te répondre par respect pour ce jour d’enterrement.
      C’est gentil de venir mettre un commentaire alors qu’en ce moment c’est si dur pour toi.
      Je sais que tu as mal, que tu es triste, très triste.
      Et si nous percions ce gros sac à dos de chagrin et de pleurs ? Oui faut-être forte comme tu l’écris. Et il y a des jours où la force traîne à faire rebondir. Si écrire te fait du bien, que puis-je te conseiller ?
      A toi de voir ce qui est le mieux pour toi Julie. Je t’envoie du courage et tu as mon numéro de tel, tu sais que tu peux m’appeler🙂 Tu ne me déranges pas.
      Je t’embrasse et courage à toi.
      Geneviève

  5. Bel hommage… merci pour cette tendresse partagée qui fait chaud au cœur, surtout que j’ignore l’identité de mon grand-père maternel.

  6. colettedc dit :

    Oh ! Geneviève, j’ai lu avec un grand intérêt ce bel hommage à ton grand-père Ernest !
    Merci pour ce magnifique partage ! Quelle superbe idée, de nous le faire connaître par cet atelier ! Bonne fin de ce jour à toi,
    Bisous.

    • filamots dit :

      Bon vendredi Colette,
      Ah ! ce grand père et ma grand-père, pour moi c’était le couple idéal. J’étais petite, et il y a des choses que j’ignorais, car la perfection n’existe pas. Mais tout de même, ils s’aimaient et de quelle manière !
      Bonne journée à toi qui ne fait que commencer🙂
      Bisous

  7. dimdamdom59 dit :

    C’est chouette de lire un texte tout en situant chaque endroit!!! Car vois-tu je connais ce quartier des squares pour y avoir habité. Lorsque je suis arrivée en Belgique en 71, j’avais 11 ans, j’ai habité au n°8 du square Marguerite, au dessus du lavoir, puis par la suite j’ai habité rue le Titien un peu après le carrefour de la rue Franklin😉 Tous les soirs à 18 heures, je promenais mon chien en faisant le tour des trois squares, cela me prenait une bonne heure, j’adorais , cela me permettait de rêvasser mais aussi de faire des rencontres notamment mon premier amoureux lol!!!
    La rue Jenneval je connais aussi puisque j’allais à l’école la Retraite du Sacré Coeur rue des Confédérés😉
    Ce quartier est toute ma jeunesse. Aujourd’hui je n’habite pas très loin de là, mais de l’autre côté de la Place Dailly.
    J’ai beaucoup aimé l’histoire de tes grands-parents que tu nous racontes avec beaucoup de tendresse.
    Merci pour ce partage.
    Bisous.
    Domi.

    • filamots dit :

      Quelle surprise dimdamdom lorsque j’ai lu ton commentaire. Oui je suis un peu en retard pour la réponse, « because » des soucis de santé.
      Tu te souviens de la Grand-Poste, avenue Cortenbergh et du parc, où j’allais me promener ? C’était avant les grands travaux du marché commun là. Mon fils a aussi habité au Square Marguerite étant jeune homme au travail. Le hasard, comme il disait auprès d’une arrière-grand-mère dont il ne se souvient plus. Il était trop petit.
      Ah oui le lavoir, je me souviens maintenant ! En effet le quartier où mes grands-parents ont terminé leur vie à deux. J’allais à l’église rue le Corrège. Et maman a fait ses études dans la même école que toi, et a travaillé pendant la guerre alors qu’elle avait presque vingts ans, à Linthout et plus tard à la Faisanderie. Pour moi ce ne sont que des noms, car je n’y suis jamais allée. Elle s’était portée volontaire comme infirmière et ensuite formée sur le tas. C’est amusant d’avoir évoqué ainsi tout ces chemins que tu connais et tu as dû être bien surprise🙂

      Lorsque j’étais petite j’aimais aussi me promener le long des trois squares avec mes grands-parents et surtout aller voir ce grand jet-d’eau. J’ai entendu de maman, que pendant la guerre, un avion anglais qui survolait la région alors que les V1 tombaient au hasard dans le quartier, cet avion a laissé tomber toutes ses bombes sur les squares pour que les civils ne soient pas tués. Lui il aurait pu sauter. Maman me racontait beaucoup d’anecdotes de guerre de ce quartier où elle a grandi jusqu’à rencontrer mon père à l’hôpital où elle travaillait🙂 Et oui, un lieu de rencontre que là-bas semble t-il🙂
      J’y suis retournée lorsque mon fils y habitait, mais avec la Place Schuman, le Parlement, et toutes ces belles maisons qui ont été détruites, je n’aime plus ce quartier qui ne ressemble plus en rien à celui de mon enfance. Que des restaurants, encore et encore pour ceux de la Communauté Européennes et les affaires. Je prenais depuis Forest-Bruxelles, le bus 54. Et l’Union Economique, tu as connu ? En descendant depuis la place Madou. Un très vieux magasin de vêtements, et où j’allais manger à l’étage une glace avec mes grands-parents le mercredi après-midi.🙂 Je vois où c’est la place Dailly pour y être passée en voiture bien plus tard. Merci pour ce partage étonnant, vraiment🙂 Merci.

  8. flipperine dit :

    il ne faut pas séparer deux êtres qui s’aiment, ils ont mené leur vie ensemble et ce sont tes souvenirs et c’est une grande chance d’avoir eu des grands-parents aussi gentils

    • filamots dit :

      En effet, à ce sujet ils m’ont beaucoup donné et je pense si souvent à eux. C’était l’occasion avec le défi de jill-bill de parler partiellement de mon grand-père.
      Hélas, il est parti en premier et ma grand-mère plus de dix ans après. Elle n’attendait qu’une seule chose le rejoindre au paradis comme elle me le disait près de « ton bon-papa ». Et je la revoyais refaire ce geste avec toute l’émotion qu’elle y mettait.

  9. giselefayet dit :

    J’ai lu avec beaucoup d’émotion ce magnifique hommage que tu fais à ton grand – père . Un homme qui vraiment a laissé une grande empreinte dans ta vie ainsi que le couple qu’il formait avec ta grand – mère .
    Des souvenirs que tu partages avec beaucoup de talent et de ferveur , j’aime
    Bonne soirée
    Bisous

    • filamots dit :

      Bon vendredi Gisèle,
      Merci beaucoup. Je te remercie pour le partage. J’aurais pu en écrire encore
      et encore.🙂 Heureusement que je les ai eux, vraiment.
      Bonne journée, ici il fait très chaud, je devrais partir, mais là, je ne me sens pas trop le courage, pour aller coudre dans un atelier. Je ne supporte pas ces chaleurs, pas du tout.
      Je devrais retourner sur ton défi. Avec la photo, la citation. J’irai sur ton blog Gisèle.
      Bisous

  10. Coucou ! merci de ton récit partagé ! qui m’attire d’autant plus volontiers, que j’avais aussi une de ces machines (Olympia) et que j’ai fait tout ma carrière dans l’assurance … Bises

    • filamots dit :

      Coucou Ky@, Et oui d’abord ces machines comme celles de mon grand-père, ensuite, pour apprendre à la maison en même temps que mes cours, une petite Remington portable que j’utilisais pour quelques courriers personnels. Après dans les bureaux, là, je n’ai eu pour moi que du haut de gamme, la machine IBM à boules et surtout le premier immense ordinateur, style traitement de texte qui venait aussi de chez IBM, et là j’avais 23 ans. Une machine avec des bandes magnétiques de chaque côtés, un peu comme nos anciens enregistreurs à 4 bandes. En plus grand ! Les assurances m’écris-tu, mon grand-père m’en avait vraiment dégoûté, mais il ne l’a jamais su. J’ai rien dit, cela n’aurait pas été gentil pour lui, qui faisait des projets pour sa petite-fille🙂

  11. claire fo dit :

    Toute cette tendresse réchauffe le coeur…

    Merci pour le partage!

    • filamots dit :

      Bonjour Claire, merci pour ton commentaire qui réchauffe🙂 Quoi que en ce moment, la chaleur….aïe…..😉 J’ai bien compris qu’il s’agissait de la chaleur du cœur et de celui de mon grand-père🙂

  12. trezjosette2 dit :

    Que de souvenirs émouvant quand on se rappelle ses grands parents… tu parles bien de ta famille et de cette vie simple qui t’a marquée pour toujours

    • filamots dit :

      Merci Josette🙂
      J’ai dû m’arrêter d’écrire, les souvenirs, il y en avait de trop pour le sujet🙂 J’ai écrit comme cela venait et ensuite j’ai corrigé les horreurs d’orthographes qui s’échappent malgré moi😀

  13. Un très beau couple avec des principes et de l’amour à donner.
    Mon grand-père paternel et ma grand-mère étaient parisien tous les deux et puis ils sont venus en retraite dans l’Oise, ma grand-mère était la méchanceté faite femme, elle lui parlait comme à un chien, il était pourtant si gentil.
    J’y suis allée en vacances et puis mes parents se sont séparés et je n’y suis pratiquement plus allée, je ne regrettez pas car elle était méchante avec moi aussi.
    Bises

    • filamots dit :

      Bonjour Claudie,
      C’est comme cela que je les ai perçus, avec qui j’ai un peu vécu. Les premières années de ma vie, si importantes, (trois) en regardant des photos, je me souviens.
      Je suis triste que ta grand-mère n’ait pas pu te donner ce que tu aurais pu recevoir. J’espère que malgré cette femme, tu as quelques bons souvenirs avec ton grand-père.
      Bonne journée à toi, ici il va faire chaud.
      Bises à toi.

  14. paulelucie dit :

    Bonjour, j’ai aimé ton histoire vraie! merci pour ce magnifique partage, tu rends un bel hommage à ce grand-père. Mon grand-père paternel s’appelait Ernest mais je ne l’ai pas connnu, ni mon père non plus , il est mort quelques mois après sa naissance,il avait 35 ans, ma grand-mère n’était pas bavarde, de ce fait je ne sais rien de lui sauf qu’il était typographe. Bisous MTH

    • filamots dit :

      Bonjour paulelucie,
      Nous avons donc dans la famille un même prénom. Ne pas connaître ni l’un ni l’autre, cela doit t’avoir apporté des tristesses, je suis désolée.
      J’ai bientôt 64 ans, et maman me parlait souvent et ma grand-mère d’avant. Aujourd’hui j’oublie beaucoup. Et il est vrai que dans le passé, les personnes peu bavardes existaient, question d’éducation, de mode de vie. Pour elles, cela n’était peut-être pas important cette transmission orale. Je pense que oui. La typographie un bien beau métier. Et en plus qui demandait ou demande de la minutie, de la patience et surtout aimer son métier. Est-il dans la liste des métiers oubliés ou en voie de disparitions, je l’ignore ?
      Bisous à toi aussi.

  15. jill bill dit :

    Bonjour flilamots…. Puisque Ernest est à l’honneur ce jour, même le quidam, celui qui ne fut pas connu du grand plublic, l’occasion est belle de nous présenter ton bon-papa… homme charmant et couple fort uni ! Quelle chance de l’avoir eu lis-je et aimé tout comme il t’a aimé… Sois le bienvenu Ernest à la cour de récré, merc à toi, bises de m’dame JB😉

    • filamots dit :

      Merci jill, je me suis fort dispersée dans ce sujet. Il me tenait tant à coeur de parler de lui et de ma grand-mère. C’était l’occasion en découvrant le prénom🙂 Pour ce que m’ont donné mes grands-parents, oui j’ai eu beaucoup de chance.
      Bises m’dame JB

Merciii ! C'est gentil d'y avoir pensé.

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