Un chemin différent

En l’an 1994, c’était l’été, le soleil brillait haut dans le ciel.  Je marchais, le cœur léger le long des rues et avenues de Bruxelles.  Les jardinets devant les maisons étalaient pour mes yeux, leur beauté, leurs sculptures florales éclatantes de toutes les nuances de l’arc-en-ciel.  Posées comme sur une palette de peintre, je revoyais, en pensée, les abords de l’étang à Giverny, ses odeurs, ses allées, cette intimité laissée par l’artiste et qui, alors, m’avait fait don, au-travers de ses yeux presque aveugles, de son art, de son intuition picturale.

En ce jour du mois d’août, j’avais pris le chemin de la narration et ma peur de la mort allait, au détour d’un croisement, devoir me faire choisir une route bien imprévisible et remplie de surprises.  C’était la saison de toutes les espérances, celles de retrouvailles merveilleuses avec l’amour.  Mais aussi d’un amour fort surprenant et en dehors de tous sentiers battus.

Dans une rue du nom d’une fleur de printemps, je découvris la merveilleuse maison de Luce, faite de coins et de recoins.  Elle m’entraîna dans un petit salon arrangé avec énormément de goût et d’originalité où notre conversation ne fut pas celle que je m’étais imaginée, car je souhaitais lui parler de la naissance de Sarah, un si merveilleux début de vie de petite fille, mais sans le savoir j’entamais une autre naissance, tout aussi incroyable. Mes pas m’avaient conduite vers celle qui allait m’indiquer une autre route par le biais d’une adresse et de deux prénoms.  Ceux-ci restèrent dans l’oubli pendant quelques semaines. Pour ressortir tout aussi soudainement et m’entraîner vers Jean et Thérèse-Marie.  Là, au « Centre d’écoute » à Uccle, lieu extraordinaire de rencontre et où tous les chemins sont beaux, mais le seul qui vaille la peine d’être retenu est celui de la rencontre avec l’autre, d’écouter ce qu’il raconte, d’aller avec lui dans les profondeurs de son âme, de l’accompagner dans le voyage des souvenirs.  C’est un peu comme déployer une carte et de regarder sur ce papier toutes les routes de couleurs qui vous amènent vers l’inconnu.

A 6 ans, je m’étais promenée dans le monde merveilleux de Jésus, où déjà j’avais appris quelques notions de son message d’amour.  Mais les mots s’étaient égarés et depuis cette époque déjà lointaine, beaucoup d’autres routes avaient défilé et j’avais pris de nombreux chemins de traverse, en oubliant le premier itinéraire.  Je m’étais muée en détective, à la recherche de cette petite voix  que j’avais intériorisée et que j’avais gardé en mémoire.

La rue de la Bascule porte bien son nom. Il fallait que l’une des extrémités s’abaisse pour que l’autre s’élève. En effet, à cet endroit, deux personnes se trouvaient là à m’attendre, pour que je puisse entamer ce voyage intérieur, cette redécouverte de la foi, avec devant moi sur la route, comme guide, la personne de Jésus et son merveilleux message d’amour, mais oh ! combien difficile à suivre.

Jean, Thérèse-Marie, Philippe et Juan furent au début de cet itinéraire, d’emblée les petites lampes qui au cours de ces mois de cheminement, portèrent la flamme  pour éclairer les abords de cette route.

Dans le tram 90, cahin-caha, bousculée par la foule pressée, je regardais les immeubles défiler sans les voir.  Je laissais libre cours à mes pensées sautiller dans ma tête, (là, il y avait de la place…) à toutes ces paroles que je réentendais, que je redécouvrais, le sourire au cœur, car tous ces mots prenaient une telle autre dimension de compréhension, de jeunesse, de clarté, et de gaieté.

Tram 90 Bruxelles

Les semaines s’écoulaient au gré des saisons et grâce à ces « lumières » je réapprenais le message de Jésus, j’en retirais une joie simple, je m’appliquais à le suivre, comme ses apôtres, sur les chemins difficiles de la foi, de la compréhension de ses paraboles.  Au-travers des lectures des Evangiles, je redécouvrais les mots que j’avais oubliés par négligence.  J’avais effacé de ma mémoire comment entretenir le feu, y ajouter des brindilles, y jeter des arômes. Je réinventai la prière et je me remis au chant sacré.

Bien plus tard, je pris une autre avenue qui menait vers l’Eglise Saint Augustin, en rénovation.  Je souhaitais rencontrer d’autres voyageurs.  Car vivre sa foi seule, sans une communauté pour nous soutenir est difficile à vivre, mais peut se faire, grâce à la ténacité.  Il suffit de mettre de bonnes chaussures, et de  « … secouez la poussière de vos pieds. », de marcher vers sa propre vérité dans l’amour de Jésus, tel qu’il nous le montre lui-même.

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Je rentrai dans ce bâtiment à la façade polluée par l’atmosphère terrestre, mais peu importe l’extérieur, l’intérieur m’accueillit et je fus de suite sous le charme de la façon dont le prêtre des lieux avait organisé l’espace pour les autres.  Je m’assis pour méditer et songeai que pendant ces années de cheminement, je m’étais parfois, retrouvée dans le désert, où, tout autour de moi, était aride, sec, rocailleux, inhospitalier.  Mais le moment de lassitude passé, je reprenais la route et rejoignais les arbres verdoyants, l’eau ruisselante d’une oasis pour m’y reposer.

Je me souviens avoir pris maintes fois le chemin vers cet édifice, habité encore aujourd’hui par l’esprit de son représentant spirituel, prêtre de vocation et qui au fur et à mesure de ses homélies servait de merveilleux intermédiaire entre sa connaissance théologique et l’explication qu’il donnait aux participants que nous étions du festin du dimanche.   Il nous réapprenait les Evangiles, parfois avec beaucoup d’humour, relié à notre réalité quotidienne, tristesse, joie et aussi beaucoup d’éloquence, mais tellement proche de mon cœur. Je me souviens en effet de Paul de Grox, aujourd’hui retraité, et je lui dis merci.

Il est aujourd’hui un de ceux qui prit une des lampes, et grâce à son énergie, et à sa simplicité vis-à-vis des enfants, faire briller dans cette église en rénovation, aujourd’hui classée, les flammes vives de la foi, le sens à donner pour comprendre le chemin à atteindre pour ne pas se tromper de route.  Quel bon poteau indicateur !

Je vis passer un autre été et décidai d’entamer un autre voyage vers le pays de la Tolérance, où je supposais que régnait le respect de l’autre, l’écoute mais surtout l’amour qu’avait essayé de nous enseigner Jésus.  Chemin faisant, je croisai un passant qui me dit que cet endroit n’existait pas, que c’était un leurre de m’obstiner, que tout cela n’était que fadaises, croyances de « grenouilles de bénitiers », paroles inutiles et qu’il suffisait de voir ce que l’Eglise avait perpétré comme crimes divers contre les autres humains pour être dégoûté de suivre Jésus, qui en plus n’avait jamais existé, historiquement parlant pour certains, et qui se prétendait être le fils de Dieu, et que jamais plus il ne voulait mettre les pieds dans une Eglise.  J’eus droit à une espèce d’essai de lavage de cerveau, « pour mon bien », histoire de me protéger, afin que je ne m’égare pas dans des sentiers où je pouvais me perdre.  Qui sait mieux que moi-même, le chemin que je dois suivre ?  Paul Coelho ne dit-il pas dans l’Alchimiste de suivre notre légende personnelle. Mon intuition et mon cœur me dictent de suivre l’écho de cette voix intérieure.

Après avoir écouté cette longue plainte sincère et réelle pour lui, il me dit qu’il se faisait vieux et qu’il avait peur de mourir.  Nos peurs se rejoignaient, nous avions au moins cela en commun. Cependant par entêtement personnel héritage paternel, mais aussi par enthousiasme pour cette découverte que j’avais faite deux années auparavant, cette joie je voulais la partager, en témoigner.

Je rêvais de partir sac au dos, et d’aller vers ceux qui avaient fermé leur cœur, comme moi avant, de frapper à leur porte et de raconter cette joie que j’avais vécue à redécouvrir, cette histoire si ancienne, mais toujours si actuelle dans la vie de tous les jours.  J’avais tellement de choses à dire.  Mais comment faire ?  Il faut beaucoup marcher, et encore marcher, oser parler aux autres, tout en les respectant.

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Nous avions traversé beaucoup de paysages, monté et descendu de nombreuses collines vertes, fleuries, nues, effeuillées, suivant les saisons, traversé de nombreux villages, et dormi dans de nombreux gîtes d’étapes.

Un soir, alors que nous étions assis autour d’un bon feu, mon compagnon de route m’avoua qu’autrefois il avait appris le Catéchisme au pensionnat,  et tout cela par cœur, en ne comprenant qu’une infime partie, comme la plupart de nous à l’école. Il se souvenait vaguement de certaines choses mais il avait tout enfoui dans sa mémoire.  Il s’apercevait que de nombreuses années s’étaient écoulées, sans avoir parlé de Jésus ce soir là aussi simplement.  Je le comprenais, j’avais vécu la même chose. Je lui dis doucement mes pensées personnelles, mais qu’il n’était pas obligé de les faire siennes :  Jésus est là aussi pour vous, il vous attend, et vous êtes libre de prendre la route ou de l’ignorer.  C’est cela son plus beau message.  Il vous donne son Amour et vous laisse la liberté de le suivre.  Et même, si vous décidez de ne pas l’accompagner, lui continuera à vous aimer et vous aidera à vous relever si en cours de route vous trébuchez sur les nombreux cailloux que borde le sentier sinueux de l’existence.  N’oubliez pas que vous n’êtes plus seul, et que Lui est toujours présent, dès l’instant où vous lui ouvrez la porte de votre cœur.

Dieu crée la beauté, l’homme existe pour en être le protecteur, mais il peut aussi tout anéantir, parce que c’est l’être humain qui se veut être puissant et non  Dieu.  Lui possède l’Amour qu’il nous offre, et après……à nous de vivre, d’essayer d’appliquer au quotidien, surtout en actes mais aussi en paroles, le message qu’il nous a laissé et qui était celui de son père.

Quelqu’un d’autre s’était approché du feu qui se consumait et qui projetait de merveilleuses lueurs sur les visages et sur la nature environnante, créant ainsi une atmosphère propice au recueillement.  Elle s’assit auprès de nous.  La nuit s’écoula trop vite. Il allait falloir repartir,  continuer chacun notre chemin et peut-être raconter aux autres ce que nous venions de partager.

Nous vîmes le soleil se lever, la journée serait belle.  C’était le printemps et toute la nature autour de nous éclatait en un tourbillon de milliers de couleurs chaque fois réinventées.

Après avoir traversé ensemble le bois dans lequel nous avions campé, nous allions prendre d’autres routes, et nous séparer.  J’étais joyeuse car notre échange avait été profond et plein de richesses humaines, mais triste de quitter deux personnes que je ne connaissais pourtant que très peu, mais qui en quelques heures m’avaient fait voyager, au creux de leur personnalité, m’offrant ainsi la richesse de l’être humain.  Ils m’avaient ouvert leur cœur en toute simplicité, je n’oublierais pas.

Je me retournai une dernière fois et pris la route qui se posait devait moi, une longue ligne droite vers l’infini de l’inconnu.

1994 – 1998

Article paru le 3 janvier 2011

À propos de filamots

Sur le fil des mots. Je rassemble pour mes enfants, les textes anciens et nouveaux ainsi que futurs que je dépose sur ce blog. L'occasion pour moi de faire de belles rencontres virtuelles, et de m'améliorer dans l'écriture de quelques nouvelles lorsque l'inspiration est au rendez-vous. Je partage aussi ma passion pour la photographie en tant qu'amateur. Je suis autodidacte en informatique, lecture, musique, etc....

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  1. nlie63 dit :

    Outre l’histoire magnifique et terriblement humaine , c’est ta façon de la narrer qui la rend encore plus belle , plus émouvante . En te lisant , j’avais presque le sentiment d’y être .
    Merci pour ce vivifiant partage qui montre bien que l’homme ne vit pas seulement de pain mais aussi , de façon au moins équivalente sinon plus , de spiritualité et cette spiritualité est la quête de toute vie humaine car elle est le fondement du Bonheur véritable .
    Nathalie

    • filamots dit :

      re-bonjour Nathalie,
      C’est une histoire en son début totalement vraie. L’introduction d’un autre personnage, celui-là est fictif, mais peut représenter n’importe qui de passage, un(e) voyageur (se)🙂
      Il s’y mêle l’histoire des lampes et des lumières qui me tiennent très à cœur au sein de mon parcours personnel🙂

  2. oth67 dit :

    Réclamations !

    Je n’ai plus de commentaires avec une jolie fleur jaune sur mon blog, snif, snif …

    Ai-je oublié de payer ma cotisation ?
    Tu n’as pas reçu mon chèque ?

    😉

  3. Drenagoram dit :

    De la Lumière , en Livrée d’ Hors ,
    Pour une Nuit en bord de Mère.

    Onde

    Au Coeur du Monde , Dérive une Mer.
    Ses Vagues sous Vents , Reviennent à Terre
    Comme un Echo , d’ Île légendaire.
    ~
    Nichée aux Corps d’un Océan ,
    Vivante , Amère et Lancinante.
    Dans le Regret des Larmes de Mère.
    Dans les Remords d’un Temps d’avant.
    Venant parfois chercher , Lumière,
    La plus Vieille Fille de l’ Univers.
    ~
    L‘emmener , au Loin voir l’Ephémère ,
    Qu’il y à de Vivre sans la Portée .
    La Douce Musique d’un Chant du Monde.
    Le Fil de Soi , qu’il Faut Relier.
    Pour Vivre d’Accords au Coeur de l’ Onde.
    ~
    Née d’un Vieil Océan , et d’une Mère d’ Univers
    Elle échouait lentement , à connaître son Visage.
    Les Nuages si Distants , et le Sable en Mouvant ,
    Se jouaient de son Souhait , par le Fil des Ages.
    ~
    Une Voix d’Amertume , car l’ Ecume porte une Âme ,
    Lui parla dans ses Rêves , d’une Nature Ephémère.
    Laisse aller dans la Brume , le Reflet de tes Vagues
    Se Jeter aux Rivages , et sécher sous les Vents .
    ~
    Toutes les Eaux en Souvenirs , en voyages de Larmes.
    Suivent les Flots d’une Lumière , jusqu’à l’ Hors de la Source .
    Et au Bout de leurs Courses , à l’eau Claire du Temps ,
    Prennent en Conte une Histoire ,
    Songent en Fin sous le Charme ,
    Se reflètent dans le vers , d’une Etoile de Mère.
    ~
    Ecoute l’Onde des Rimes , en secondes elles oublient .
    Amarrées par le Chêne , aux Racines de la Dame ,
    Sur le Saule de la Terre , d’un Bel Arbre de Vie .
    Que le Chant né d’ hier , lentement se tarit ,
    Que le Flot d’une Lumière ,
    Dans l’ Ether vague à l’âme .
    ~
    Mise Au Banc de ses Pairs ,
    Elle Attend d’un Voyage ,
    De connaître son Visage ,
    De Savoirs en Lumières ,
    Qu’elle est l’ Âge à venir ,
    S’il est d’Hors , ou Contraires ,
    Au Destin d’une Terre .
    De Partages en Souvenirs .
    S’il aura l’Onde , dans son Sillage ,
    Pour voir les Rives d’une Vielle Mère .
    Un Nouveau Monde ,
    Aux Reflets des Vies Sages .
    ~
    NéO ~

    http://drenagoram4444.wordpress.com/onde/

    • filamots dit :

      Une bien belle réponse NéO, dont il ne faut pas perdre le fil de Soi ou de soie🙂
      Beaucoup de métaphores, sauf si je me trompe bien entendu🙂

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Filamots ,
        Des Métaphores en Chemins ,
        Pour mettre une Onde en Lumière ,
        Des Flots d’Hier , dans une Amphore ,
        Emplis de Mots , posés sous Sceaux.
        Une Belle Journée dans les Bois😉
        Entre les Fils qui mènent à Soi .
        NéO~

        • filamots dit :

          Toujours d’aussi beaux mots NéO.
          Les bois sont humides en ce moment😉
          Je crois qu’il va falloir chausser les bottes de sept lieues pour les traverser🙂

        • Drenagoram dit :

          Bien d’accord avec toi ,
          Ici c’est le Redoux ,
          Il pleut beaucoup ,
          Au coeur des Bois ,
          Les Perce-Neige sont de retour ,
          Il est Temps de Tourner ,
          La grand Roue des Saisons ,
          Avant de voir le Jour ,
          Nous mener en Eté ,
          Sans Printemps en Bourgeons😉
          NéO~

  4. Drenagoram dit :

    Bonjour Filamots ,
    C’est en Chemin que chacun comprend ,
    Dans le vert des Sous Bois , au Fil de l’Eau
    A la Mémoire , le Coeur à l’Hors .
    Les pensées se font Claires ,
    Et les Corps se Souviennent.
    Qu’une Vie est un Vent , A nos Songes Ephémères ,
    Depuis la Nuit des Temps tout l’Amour est à Mère.
    Et que l’Âme se nourrit , de nos Liens pour la Terre.
    Par le Bien que l’On fait , Au Respect de nos Pairs.
    Qu’il soit aux Cieux , Hors d’un vieil Univers.
    Le Partage est Lumière , et l’Accord un Hommage.
    A la Vie même qui se nourrit , des Reflets que l’on séme.
    Par nos Actes et Paroles.
    Entre Vers et par Mots.
    Aux Quatres Vents , il est Visage.
    Dans le Sillage de nos vains Temps.
    NéO~

    http://drenagoram4444.wordpress.com/

    • filamots dit :

      Merci NéO, pour ta poésie. Même si je ne la comprends pas toujours, merci pour ton passage.
      Je suppose qu’il s’agit d’un extrait de ton univers ? Univers que je conseille d’aller visiter pour les internautes que cela intéresse bien entendu🙂

      • Drenagoram dit :

        Bonjour Filamots ,
        Un écrit à l’écho ,
        Telle était ma Pensée ,
        En Lecture de tes Mots ,
        Tu disais t’approcher ,
        Des Bienfaits d’un Voyage ,
        Quand il croise à l’Orée ,
        Les beaux Liens d’autres Sages ,
        Qui se savent à Portée ,
        Par le Fil des Âges ,
        D’un viel Hôte tout la Haut ,
        Et du bien du Partage.
        NéO~

        Belle journée , Amie des Mots.

Merciii ! C'est gentil d'y avoir pensé.

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