Mandrine – La magie des mots n° 12

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La phrase à insérer : “ La maison était entouré de collines au nord, à l’est et au sud. Un petit ruisseau venant de l’est traversait le jardinet …”

La maison d’antan.

Il est des moments dans la vie que nous aimons plus que d’autres, des moments où la pensée quitte notre corps pour s’envoler dans le temps très loin devant nous. Comme il est parfois gai de penser à ces instants futurs où il n’y aura que toi et moi, puis où s’ajouteront à notre bonheur d’autres petits coeur qu’il faudra soigner, surveiller, cajoler !

Ma pensée s’envole souvent vers ce joli petit coin qui était notre paradis, où se dressait notre maison ! Elle était toute mignonne avec son toit rouge et ses parterres de fleurs. La maison était entouré de collines au nord, à l’est et au sud. Un petit ruisseau venant de l’est traversait le jardinet.Ruisseau-jardin Les saisons se succédaient. Au printemps tout était vert. Les premières jonquilles faisaient des taches jaunes dans le nouveau vert des arbres. Le muguet fleurissait aussi, et c’était moi la première qui cueillait les premiers brins sortis de terre pour te les offrir. Fleur toute blanche, sans tache, pureté de la nature !

En été, c’était des bouquets de roses qui jaillissaient devant la porte, et le long des allées des touffes d’azalées. J.J.---Azalee--lanterne---conif-re--28-04-09
En automne, le spectacle émouvant des feuilles couleur de rouille, mortes au pied des arbres et craquant sous les pas, nous avaient fait penser que bientôt l’hiver allait pointer le bout de son nez avec ses intempéries, son vent glacial et sa neige blanche. C’étaient alors de longues veillées au coin du feu grésillant dans l’âtre. Plus tard encore les rires des enfants se mêlant à notre vie. 3162300668_1_4_25UlSxpD (Peintre Sandra Kuck)
Le premier sourire du nouveau-né, ses premières paroles….ses premiers pas, tant de scènes attendrissantes !

Il ne tient qu’à nous-mêmes d’être heureux. Essayer de faire régner la paix, la joie, le bien-être autour de soi, c’est rendre les autres heureux !
Personne ne peut détruire un tel bonheur, celui que j’avais trouvé en toi et qui ne venait que de commencer.
Le bonheur est partout. Dans le chant de l’hirondelle annonçant la venue du printemps, dans la neige recouvrant pour un instant toutes les laideurs de la terre, dans notre amour !
Une vie peut ainsi avoir un sens, faire régner le bonheur, mais surtout te rendre heureux.

© freesia – Texte écrit le 09 mai 1968 à 18 ans.
J’en ai modifié les temps, car j’avais tout écrit au futur simple. J’ai aussi inséré dans le texte, la phrase de Mandrine. 🙂
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À propos de filamots

Sur le fil des mots. Je rassemble pour mes enfants, les textes anciens et nouveaux ainsi que futurs que je dépose sur ce blog. L'occasion pour moi de faire de belles rencontres virtuelles, et de m'améliorer dans l'écriture de quelques nouvelles lorsque l'inspiration est au rendez-vous. Je partage aussi ma passion pour la photographie en tant qu'amateur. Je suis autodidacte en informatique, lecture, musique, etc....

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  1. filamots dit :

    Bonsoir,
    Mes commentaires actuels sont en rades, je ne puis rester longtemps derrière mon pc. Et puis je n’ai pas envie pour le moment. J’attends le trois septembre prochain avec patience.
    Sinon, je reviens sur ce texte, car cette maison ainsi décrite, c’est celle-là que j’aimerais habiter. Elle n’a pas pris une ride en effet :). Le rêve de mes dix-huit est là intact. La famille c’est raté, dispersée. L’amour ? Je ne sais plus où il s’est perdu ? Cela ne m’empêchera pas de pouvoir fantasmer sur ce sentiment et de reprendre l’écriture si les mots reviennent à ce sujet 🙂
    Quant à ce petit bout d’endroit que j’aimerais trouver, c’est en relisant ce texte, que je retrouve ce que je ressens en août 2015. Le même endroit, d’une autre manière. Et ceci en toute simplicité, sans chichis. Avec des fleurs, de l’herbe, la rosée du matin, les odeurs. 🙂 Je pense à Harmony et ses photos 🙂 D’autres aussi. 🙂
    Lorsque je vois la date Mandrine et ton commentaire, que le temps passe.
    Là c’est l’été et j’espère que tu peux en profiter avec les pieds dans le sable ?
    Bisous à toi et ceux-ce qui viendront lire cette réponse. 🙂

  2. merci pour ce bel atelier, j’ai pris du retard, les journées me semblent de plus en plus courtes, avec maman à m’occuper et mon époux qui vas devoir se faire opérer du genou d’ici peu, nous voyons le chirurgien le 27, kyste de Baker et ménisque fêlé, bref les journées sont folles. Merci de ta participation
    Bonne journée
    bisous
    Mandrine

  3. Quel bel écrit ! quel beau style d’écriture ! décidément il y a des poètes sur ce site je pense à Gisèle aussi comment voulez vous que l’on rivalise avec de tels poèmes! c’est vraiment magnifique! Bravo Geneviève!! j’ai aimé ce texte!!

    • filamots dit :

      Bonsoir Niki,
      Et toi, tu n’en fais pas ou n’écrit pas de belles choses. Ton dernier atelier était superbe et que dire de tes créations ? Ce n’est pas un concours, juste un partage 🙂 Je pense, mais ce n’est que mon avis, qu’il n’y a pas lieu de « rivaliser », mais de tout simplement mettre par écrit, ce que tu as envie de dire, avec les mots, et ceci tout simplement.
      As-tu déjà relu du François Sagan ? Je te le conseille et après cela, tu te mettras de suite à écrire 🙂 J’ai lu quelques livres d’elle en étant plus jeune. 🙂 C’était de notre époque 😉
      Bisous

  4. Delvina A. Lavoie dit :

    Oui, le bonheur est partout, dans toutes ces petites joies du quotidien. Et cette maison d’antan, elle cache dans ses murs l’histoire de ces vies. Très beau texte, bravo et merci du partage de ta merveilleuse plume!

    • filamots dit :

      Bonsoir Delvina,
      Merci pour ton gentil commentaire. Je fais beaucoup de choses en ce moment, à l’extérieur, dentiste, je prépare un départ à la fin du mois, contrôle médical cet apm, etc….D’où le retard dans mes réponses.
      C’était la maison de mes rêves. Je n’ai pas de nostalgie. J’aime avoir gardé la trace, cela me rappelle qu’au fond de moi-même rien n’a vraiment changé. 🙂

      • Delvina A. Lavoie dit :

        Bonne préparation mon amie, amuse-toi bien…et tu sais, il y a des souvenirs qui valent toujours la peine d’être gardés précieusement! Bonne fin de soirée.

  5. giselefayet dit :

    Ce texte n’a pas pris une ride Geneviève , ce carnet doit receler de véritables trésors merci de les partager.
    Bonne soirée
    Bisous

    • filamots dit :

      Bonsoir Gisèle,
      Comme je cherchais ce texte, sans le trouver immédiatement, j’en ai relu quelques uns en passant. Je ne sais si ce sont des trésors, mais ce sont mes pensées de l’époque. Fortement influencée par mes cours de français, en poésie. En Belgique notre avant-dernière année, s’appelle l’année de la poésie dans la section moderne, ou Sciences-Economiques. Comme j’ai doublé cette année, à cause des mathématiques, j’ai refait cette année là à mon plus grand bonheur. Nous avions des professeurs extraordinaires et donc j’ai refait une autre année, mais nullement identique, sauf dans les matières sciences, physiques, chimie, biologie. Le reste, j’ai tout vu comme si j’avais fait une année supplémentaire. Cette année ainsi nommée précède la Réthorique ou Rétho, ou l’équivalent de votre Bac.
      Je mettrai ces autres écrits ainsi que les poèmes d’auteurs que j’aimais. D’ailleurs ici, c’est le cygne de Sully prud’homme qui est le plus lu sur mon blog en poésie et Victor Hugo. Après j’ai encore ceux de maman que j’ai ramené de chez elle, où elle en a mis des témoignages sur la guerre 40-45. J’ai lu cela peu de temps avant son décès. Et surtout beaucoup de poèmes aujourd’hui bien méconnus. Et j’ai ramené aussi celui de ma grand-mère. J’en ferai des photos. Le mien est un carnet à spirales. Et puis les autres ce sont des carnets de poésies en cuir, ou autre matière que nous recevions à 12 ans pour y faire mettre des poèmes de nos copines de classe. Il m’a plu de vivre là-dedans, dans cette atmosphère. Maman m’a guidée dans ce sens. Elle transmettait ce qu’elle-même avait reçu de sa maman. Et puis il y a eu l’école pour moi si importante, autant en primaire, qu’après. C’est l’école qui m’a sauvée et mes professeurs. Sauvée de la maison, de la famille. Alors que tout le monde déteste cet endroit ou disons la plupart des personnes ont détesté l’école. Cet endroit fut pour moi, ma seule planche de salut dans le silence le plus complet, une chape de silence de 20 ans. L’école, l’ouverture vers la connaissance et toute la curiosité qui m’habitait et m’habite encore. A ce propos rien ne change.
      J’ai été longue. Je te souhaite une bonne soirée.
      Bisous.

  6. Tu as fait du beau travail, au présent c’est bien, ça sent le vécu.
    Bises

    • filamots dit :

      Bonsoir Claudie,
      Merci à toi. Un vieux texte écrit à 18 ans, que du rêve tu sais. J’en ai eu des petites parties. Assez récemment lors de notre déménagement en Charente-Maritime. J’ai encore regardé tout à l’heure les photos, avec les mirabelles, l’intérieur de la maison. Une surface comme en Belgique. De l’espace, qu’est ce que cela faisait du bien !
      Un jardin, les oiseaux, la nature, le calme, l’inter-marché à côté à pied, à dix minutes avec le caddie. 🙂 Le village plus loin. Un jour je mettrai les photos, un joli village médiéval, sur le Chemin de Compostelle. Avec une belle rivière que j’aurais pu mettre tient dans la photo du mois lol Une belle réserve ornithologique, un peu comme dans ta région. D’une autre manière bien entendu.
      Allez, je m’en vais écrire ou lire.
      Bisous

  7. colettedc dit :

    Vraiment magnifique Geneviève que ton texte tu sais !
    Oui, à chacun et chacune de faire son bonheur …
    Bonne fin d’après-midi à toi suivie d’une douce soirée !
    Bisous.

  8. Texte très « d’actualité » ! Je crois qu’à 18ans, toutes les filles veulent une maison avec un coeur plein d’amour … Merci de ton partage ! Bises

    • filamots dit :

      Oui Ky@, je souhaitais une famille avec beaucoup d’enfants. Je pensais n’avoir qu’un seul mari à vie. Je voyais ma vie linéaire, normale pour moi. Généalogiquement, et des deux côtés, les familles ont été très grandes. Je crois que dans ce sens c’est ma fille qui a repris le flambeau en faisant des enfants. A sa manière 🙂
      Oui j’ai eu des rêves, malgré un lourd passé à 18 ans. Bises

  9. jill bill dit :

    Ce n’est pas faux Geneviève, il ne tient qu’à nous d’être heureux, sans chercher le luxe à tous prix, tous les conforts modernes de l’avoir plein nos tiroirs, une petite maison et les gens qu’on aiment n’est-ce pas le luxe suprême ici bas… merci jill, bises

    • filamots dit :

      Bonsoir Jill,
      Le luxe oh la la !! pas besoin de tout cela. Comme je dis souvent en souriant, vivre en ermite avec tout de même une salle de bains et du chauffage lol, c’est le seul luxe que je demande, c’est d’avoir chaud. Je suis très frileuse 🙂 Pour le reste, je ne suis attachée loin de ma famille ou ayant vécu très souvent seule dans le passé, avec mes livres et ma musique. Un lit bien entendu, une table et une chaise. Mais mes livres et ma musique qui aujourd’hui me manque beaucoup. Mes enfants sont hélas au loin. Disons qu’avant de venir en France, à ce propos, j’avais déjà pris de l’exercice pour les distances. Tu peux habiter à 50 m et ne voir personne. Ce n’est qu’une image, mais représente bien une réalité vécue dans la famille. Celle-ci est complètement éclaté de par la décision de ma mère, de son mariage, des déménagements multiples et familiaux. Une fin de génération aussi. J’ai rêvé d’une famille, j’en ai jamais eue. C’est comme cela. Mes enfants vivent loin et je ne suis pas la seule maman dans ce cas là. Je suis devenue assez philosophe à ce sujet et me crée d’autres priorités. A eux de faire leur choix, et leur vie. La famille Jill, oh ! le terme ! 🙂 Dans mon coeur rien n’a changé pourtant.
      Bisous Jill.

  10. Ghislaine dit :

    Quelle fraicheur dans ton texte d’une âme de 18 ans…………Tes espoirs………ton Amour…….le bonheur……….ah mon amie des mots, tu es restée aussi fraiche dans ta prose…………avec l’expérience en plus ………….

    • filamots dit :

      Je te remercie Ghis, je n’en sais rien. A cette époque, en réécrivant ce texte, purement inventé, j’avais imaginé cette maison 🙂 Mes espoirs, l’amour, le bonheur, oui une petite partie dans ce texte. J’en mettrai d’autres qui se trouvent dans mon carnet 🙂
      Avec la vie qui continue. 🙂
      Bisous, je vais aller manger là.;-)

  11. flipperine dit :

    ton texte est très beau et tu définis bien le bonheur

    • filamots dit :

      Chère flipperine, j’avais 18 ans 🙂
      En recopiant ce texte, mes espoirs de jeune fille 🙂
      Quant à ma définition du bonheur, je cueille aujourd’hui tous les petits instants qui me sont offerts, même les tous petits. Au présent. Merci pour ton commentaire.
      Bonne journée.

Merciii ! C'est gentil d'y avoir pensé.

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